Je suis vieux, vieux de ne plus te voir passer, la serpillière sur le carrelage rouge italien qui hume bon le romarin. Je suis vieux et tu n'es plus, rien. Poussière de vie dans l'air du temps, alors que je suis assis transit, dans mon vieux fauteuil en attendant ma mort. Ma peau se creuse, et mon c½ur bat au ralentit, comme la vie autour de moi, je suis sur un trapèze, le fil va lâcher, dans pas trop longtemps. Mes petits enfants viennent parfois, voir la vieux Marco, celui qui l'est faisait rire comme il en faut. Ils me racontent des choses que je ne comprends pas, ou que je n'entends pas, leur débit d'innovation et tous les ratios, moi, ca ne m'intéresse pas. Je suis vieux et j'ai quatre vingt trois ans surement. Lola m'as quitté un été de deux mille neuf, j'avais trop exagéré sur les condoms clandestins, je n'étais pas parfait, l'antipode de Lola pour ainsi dire. Oui, j'avais perdu la femme de ma vie, ou du moins de ma moitié de vie, la plus importante pour de vrai. J'avais tout fait, comme un produit j'avais connu les différentes phases, naissance, croissance, maturité et le déclin viendrait bien après. Au pire y'aura la renaissance me disais je alors. Et sur le bout de mes lèvres, ces mots barbares pour des femmes barbares dans ce monde de cannibales. Une fois une pute, de son métier, était assise et lisait une revue franchement pas top sur la manucure, alors je l'approchai tranquillement tel un loup pour lui demander l'heure, or, je devais payer pour ça. Bien sur, je n'ai pas pour baiser, alors encore moins pour avoir l'heure. Et la deux gorilles, non animal de leurs métiers, ont sautés sur moi et mon fait passer une mauvaise bonne demi-heure. En vous passant les détails, ils ont pris les condoms de porcs d'enfoirés qui trompent leur ménagères pour me les faire avaler un peu, me les mettre dans les poches de jean's et me les coller dans sur la semelle de ma chaussure. Oui, le monde avait changé, plus violent, plus dirt, plus mondial quoi. Ne demander pas l'heure à une pute, et d'ailleurs j'étais en retard pour mon rendez vous avec Lola, qui s'aperçut bien évidemment que ces condoms étaient sur moi, et pensait elle, qu'ils étaient tous à moi, bien sur j'étais devenir un starfucker en une matinée...Et ce jour précis, changea la donne entre Lola et moi, et en sens j'étais comme mort de l'avoir perdu. En faites j'en avais perdu mille avant elle mais de marbre je restais, parce que ces filles, c'étaient des coups de vent désagréable qui vous donne un rhume, ou pire encore, des MST. Mais Salope Tais toi ! Je suis allongé sur mon lit et j'écoute toujours le même morceau, les yeux dans le vague. Je divague et je laisse aller mon esprit loin de mes problèmes à la con, je pense aux putes,, Pour moi il n'y a pas de putes.
Pour moi, une fille qui se fait baiser par n'importe qui, qui se fait baiser n'importe comment, n'est pas une pute.
Pour moi il n'y a pas de putes, c'est tout.
Tu peux sucer n'importe qui, et te faire baiser par n'importe qui, tu n'es pas une pute.
Il n'y a pas de putes sur terre, putain comprends-le.
Et tu le comprends certainement.
Je repense à cette blonde lacrymogène et je me demande si un jour les souvenirs seront enfin solubles dans les larmes.
Frank plaque ses putains d'accords comme on plaquerait un défibrillateur, pendant que Lola ampute à c½ur joie.
Je pense aux chiens dehors qui posent leur déchets sur un green magnifique, qui a mis tout ce temps a poussé à l'aide de divers facteurs (vent, température, rosée du matin, battement d'aile d'un papillon, démographie de l'étendu d'herbe, rave party de fourmis, daft punk de cafards). Je pense au dealer de page blanche qui est venu à moi une nuit de novembre, la brise soufflait et la fille d'avant m'avais soufflée dans les bronches. J'ai pas voulu de sa cam, je suis sobre, je n'écris pu de conneries depuis longtemps.
En attendant je suis là à t'attendre, gribouiller sur une feuille de papier des excuses mal exposées, mes mains tremblent et se fripent, j'aimerai qu'on me repasse, être lisse, pour me lever et gambader encore et encore. En attendant, je bois de la soupe de poireaux, délaissant la pomme d'Adam. Eve lève toi, et met moi une balle dans le c½ur.
Suite ?