Normand Hole

Normand Hole
Je ne fleuris pas les tombes, je chéris les absents
Je regarde la vie et la pluie qui claquent sur mes volets
j'aime La fille aux cheveux orange
j'aime l'arménien noborder
j'aime le prof naturiste
j'aime l'oncle incarné

Je n'adhère pas aux pansements,je laisse coulé les pensées dans mes veines
Je regarde tes yeux de petite fille perdu, qui claquent dans mes volets

# Posté le lundi 23 novembre 2009 15:41

trente centimes de plus pour quelques secondes de moins.

trente centimes de plus pour quelques secondes de moins.
La fille aux cheveux orange est étendu,parfois nu dans mon cocon,et je la vois déjà en papillon.
J'aimerais avoir de l'ambition,mais je ne place que quelques mots,je n'ai pas la solution.
M'envoller,pour mieux régner,j'aimerai le faire,et t'inviter à rejoindre ma sphère.
Mais d'ou je réfléchis,il n'y pas de place pour l'ombre et la lumière,
à chaque rayon, sa mélancolie.
Mon visage obsolète, je suis posté sur mes toilettes,le refuge clostrophobique,deux mètres carrés, c'est assez pour délirer.
Fatigué par ce novembre,qui envoie valser en cendre,les idéaux de nos 20 ans.Si les feuilles meurts, séchées et dépravées dans les caniveaux d'un Paris qui ne brille pas.Pas pour moi.
J'ai la chance,de pouvoir m'enferme,à double tour,d'un un monde ou tout est gagner,mais aussi où tout est faussé.
Et ce fossée qui se creuse, entre le monde et toi, entre mon cerveau et les catacombes, n'arrange pas les prières des clochards grelotant dans les bouches de Métro.
La fille aux cheveux oranges,elle,m'offre sa bouche,et je me sens héros.
J'attends patiemment le retour des beaux jours,où l'espoir bourgeonnera en haut des tours.J'attends le retour des absents, que je chéris jour aprés jour.

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 18:41

Old before i die

Old before i die
J'étais tranquille pénard, on m'appelait encore Jmar, je mangeais des cacahuètes finement salées, avec un relent et arrière gout d'urine alcoolisé, pour épicé le tout.
Je passais mes nuits à vivre ce que je loupais le jour.Faire l'amour avec moi même, me retourner la tête dans tout les contre sens,et mirer la ville, la plus belle au monde d'après les foutus touristes.Pour moi Paris n'était qu'une ville sourde et dénué d'humanité.à l'image du monde.Je regarder mon affiche publicitaire préféré: moi, posant à coté de G.Kemp Lane,La plus belle femme que Dieu ait pu créé, bien que j'ai un terrible doute quant à l'arrivé de la femme au monde, surtout celle ci.
G.Kemp Lane, était une de ces femmes qui vous ébranle sans même vous toucher,d'un regard elle vous fige dans un monde qui n'existe pas, et qui excite à ne plus savoir que faire de sa verge brulante.G.Kemp Lane avait les cheveux couleur épagneul des bois,parsemé de poudre d'or,reflétant en elle une beauté rare.
Sa beauté était particulière car elle ne sentait pas aux pif directement, je veux dire, que un beauf moyen n'aimera pas G.Kemp Lane, parce que sa beauté est complexe,un visage inhabituel,l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir.Il est compliqué, je peux le regarder pendant des heures.
Mais je n'avais pas ces heures, je n'avais pas assez d'argent pour capturer le temps. J'avais juste ma gueule de paumé, déchu , star de l'an 2000 de mes couilles.
Ma vue sur le monde était réduite à néant, puisque j'étais bien seul comme un con, et la solitude à un prix , irréversible, impossible d'être rembourser.Ce qui n'empêche pas que je me vide les bourses,avec deux ou trois pitsas ( parfois en même temps) que je croise ici et là, quand l'idée malsaine me vient de sortir de ma forteresse.Ici et là, ca sent la magouille à plein nez, des lignes et des rails, et pas des TGV.
J'étais tranquille et pénard,on m'appelait encore Jmar, mais la violence manquait d'amour. Un jour de pluie,comme je les aime, vint perturbé ma vie monotone et aussi plate que Maryne Pillon. En effet, tandis que je flânait sans but, puisque telle est le sens de ce mot, je tomba nez à bouche avec G.K Lane.
Elle se tenait devant moi,mouillé,mais sèche à la fois, un sourire presque à l'envers, et des boots rock façon comme je les aime. Mais n'attachons pas d'importance à ces choses superficielles, G.K était belle et je me devait de lui faire honneur.
- Une cigarette ?
- Salut J. Comment vas tu ? toujours mannequin ?
- Nan, j'ai rétréci, et tu sais comme moi que la taille requise pour être payé des millions pendant juste cinq ans,est de 1m75 minimum, pour les gaillards comme moi.
- Tu as rétrécis tu dis ? en voilà une drôle d'aventure, et pourquoi?
- Quand tu arrives à mon age avancé, et que tu es égoïste dégouté par le monde, que tu as peur de la foule mais que tu fréquentes les grands, il arrive de te sentir tout petit, tellement petit que tu en devient insignifiant.
-On parle de toi là? s'étonna la top model
-Assurément. Et toi? quelle est ta mission ?
- Et bien, quand tu aimes un peu trop la glace au rhum, et le Gin tonic, voilà ce qui arrive, tu te fais viré.Mais c'est pas plus mal.C'est même plutôt bien, j'en profite pour voir un peu plus mon...
Ne le dis pas, ne le dis pas
....copain
Elle l'as dit.merde
-D'ailleurs le voila, je te laisse, au plaisir de te revoir J.
La foutu caisse arriva et m'enleva la femme de mes rêves.Elle enleva mon c½ur avec, à jamais souffrant de cet handicap, l'amputé du c½ur,comme ma société.

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 10:18

pince aureille

pince aureille
Fenêtre ouverte sur les portes de ma solitude
ouvrir mon c½ur et y disséquer l'essentiel
ton cuter dans mon artère, je suis ton cobaye
je te cherche la nuit, dans des paradis artificiels
je te trouve cette nuit, dans les draps asexuels
je verse ma larme à l'intérieur, le dedans du dehors
je repense à ton corps,tu repanse mon hard core
Fenêtre sur notre monde,qui tourne à tort et de travers
on se croise les mots, interféré par les métros
les cycles urbains, et la vitesse des trains
je te cherche la main,pour danser encore
je renifle ton romarin pour survivre à novembre
ton karsher, envoie valser les pots cassés
tu décape ma culpabilité,enfile ton masque et sers moi un verre de rien
respire pour moi la fumée des bars et prends la Bastille.
Un peu d'intimité, ferme donc les volets, et emporte les indiscrétions.

# Posté le mardi 20 octobre 2009 17:54

News numero 15

News numero 15
ma montre indique vingt heure et de la poussière
vieux,et faible,je ne vois personne
je ne supporte plus le monde,qui a effacé mes souvenirs,
même notre premiere fois
les aiguilles se bloquent,c'est mon heure
lentement je te dis aurevoir
un triste signe de la tête
je n'ai plus l'age des enfants, où les années paraissent des siècles
la lumière s'estompe dans mes esprits
j'ai l'age d'un diplodocus, où mes secondes sont les dernières
mais je t'aime
devant toi, devant moi
ma montre indique minuit et de la poussière
plus le temps de faire marche arrière
je fais mon époque et celle ci s'achève, comme un mauvais hiver de novembre
ici bas j'ai feint d'être aimer, alors que le vide se profilait
lentement je te dis aurevoir
un vague signe de la main
ridé,creusé, elle tremble sur la feuille
je suis une feuille qu'un type de la ville ramasse
ou qu'une bonne femme,La Mort,saisis pour me réduire en cendre
nous réduire ensemble,c'était mon seul souhait
je n'ai plus l'age des enfants,où les rires sont les souffles de la vie
la ligne pointille jusqu'à ce néant
j'ai l 'age du marronnier de marc,où les bogues se font rare
et je t'aime
devant toi
devant moi
il est une heure de la nuit, et je ne connais plus les matins
je renie les soleils, l'atmosphère m'indifère
je ne sais plus comment faire
aprés quoi on court? l'argent? l'amour ?
j'ai fait le tour de la question, le tour de la terre
et tu marches sur mes pas, lentement
je suis un mégot de gitane,jeté sous une caravane,fumant encore pour quelques milli secondes
un type de la ville balayera surement
nous réduire ensemble, c'était ma seule prière
je n'ai plus l'age des enfants,où courir est la seule raison
ma jambe de bois, et ma gueule aussi
j'ai l'age des étoiles de la grande ourse,et je clignote,pour le dernier noël
j'écoute les histoires de c½ur,mais ne connais plus l'histoire du mien
j'ai connu la grosse pomme, et c'est moi qui ait pourri, bouffé par les vers
alors qu'Elle demeure sous ces mille lumières,j'ai grillé ma dernière lampe
j'ai connu la boulangère,mais c'est moi qui suit pétri, je suis enfariné à mort
alors qu'elle reste sous ces pains aux chocolats et ses croissants de lune
j'ai connu le chien de la voisine,mais c'est moi qui suit bourré,de tiques,de toc,
mon obsession,ce manque de vision,j'ai perdu le sourire où j'ai perdu l'argent, l'amour
j'ai connu pierre,paul et puis jacques,mais ce n'est pas moi ce trio, je m'efface à travers les jours et me vois partir à travers les néons,distingue même plus les derniers rayons
j'ai connu un rayon,de 33tours, mais c'est moi qui s'en va,c'est moi le prochain sur la ligne des départs,voyage direct dans l'au dela
au dela de ça, je ne sais pas même pas si l'on se retrouvera
je n'ai plus l'age de souffler sur les bougies,je n'ai plus l'age de nettoyer la poussière,je la mords
à mort.

# Posté le samedi 26 septembre 2009 18:04

Il faut toujours viser...

Il faut toujours viser...
L'amour est une chose que je n'ai jamais saisit.je l'ai palpé.detesté,adulé,recherché,abusé,torturé.je me suis infligé les memes degats.je l'ai cru mort,je n'y plus cru,parce que l'amour fait peur ,en general.general amour.un melange de sperm salé,de cigarettes goudronnées,et morbide,me retournent le bide,j'en ai des papillons.un mix de sang,et ce son qui sort de ma platine.je n'ai jamais aimé ces petasses de blondes platines.j'écoute la galette débiter,et je jouis,avec les mains.
L'amour est une chose,un objet,l'immatériel,le materiel,le master ciel.l'exprimer,le décrire,le hair, tout ca n'est qu'un putain de génocide.J'ai feint l'amour,parce que j'étais fleur bleu et jeune.je suis jeune, mais les fleurs du males ont empoisonnés et contaminés mon coeur.dans mes livres , et notamment dans mes titres, je parle du coeur, qu'il faut toujours viser,ou d'un coeur qui batrait qu'un coup sur quatre.là aussi j'écris en long, large, et en parralèle sur l'étendu d'un sujet vraiment...insaisisable,marcher sur la lune n'est rien à coté.le cosmos est une partie de rigolade ou on se marre, rigole,ou ne voit pas le fond du bol pour plagier ma muse.oui,écrire l'amour m'amuse, oui c'est mon gagne pain.enfin non,je ne gagne rien.je suis jeune.pourquoi alors continuer ce massacre ? pourquoi les aléas font que, avec le facteur temps,lieu,sexe, les choses se passent et, qu'aprés des nuits sous les paupières, ce sentiment né,t'envahit,te poursuit et te traque,comme si j'étais un genre de juif des années 40.
Le cosmos est scientifique,l'amour n'a rien de logique,mathematique,rien de scientifique,rien de soporifique en somme, c'est donc pour ca qu'il me fascine.elle me fascine.l'amour ouvre les yeux,il ferme les yeux sur ces faits qui vous agacait avant.les clichés qu'on c'était foutu en tête.je jouis avec mes oreilles,je jouis avec mes yeux, chauque jour et je ne sais pas ou je vais, et je ne sais pas qui je suis encore.toi,lecteur, tu t'en moque,mais tu lis ces jeremiades.pour une fois tu n'as pas a décripter les mots,tu vois,je fais simple,tu n'as pas a te torturer l'esprit,pour savoir ce que dit Jeremy.je suis clair,je te parle d'un mal que tu connais: l'amour.je te parle du bien qu'il procure, je te parle d'un sentiment omniprésent dans ta vie.la télé te bourre le mou avec ça,la toile aussi,la pub,la ville,la vie.all u need is love chantaient nos hippies de Beatles.et peut etre avaient ils raison.mais John,chanta,quelques années aprés,que l'amour n'existait pas,que dieu n'était pas,qu'il n'était plus le "walrus" (le morse), et en un sens,qu'il était devenu Dieu.Alors je suis Lennon,et tu es Lennon. Tu es aussi capable d'aimer, et d'hair le lendemain, et tu es capable d'écrire yesterday.Tu es brillant,moins que moi,mais tu l'es, tu peux rivaliser avec le rationnel,avec le cosmos.
Parce que voila notre putain de force,etre instable,etre economiquement défaillant,être bourré de défaut,d'etre capable de faire des fautes à chaque lignes, de tuer une langue,d'en invinter une autre, de tuer l'amour, et d'en inventer un autre.Notre putain de force resonne ici,dans nos imperfections.l'amour,c'est accepter l'imperfection de l'autre,du monde en general.general amour.
A quatre heure d'un mercredi de septembre,je me permet d'emmerder l'amour,puisque celle qui compte est loin de moi physiquement/rationnelement parlant, mais que sa torride chaleur m'envahit jusque dans ma plume.j'emmerde donc l'amour,et j'emmerde Lennon.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 21:58

Grippe G N 1

Grippe G N 1
Je n'ai pas peur de la grippe H1n1, je n'ai pas peur des virus exterminateurs,
je n'ai pas peur de la guerre, je n'ai pas peur de mon père,
je n'ai pas peur de la grippe du poussin, je n'ai pas peur de la vache molle
je n'ai pas peur de tes bisous baveux, je n'ai pas peur de ta main moite
je n'ai pas peur des microbes de mon prochain
je n'ai plus peur de la mort
je n'ai plus peur quand je dors
je n'ai plus peur des remords
je me suis réveillé un matin de juin, et je n'avais plus peur de rien
je me suis réveillé à coté de ta main, et je n'appréhendais plus rien
Je n'ai pas peur du nucléair, je n'ai pas peur des noirs, ni des juifs ni des roux
je n'ai pas peur des éclairs, je n'ai pas peur du noir,
je n'ai pas peur du terrorisme,ni des bombes, ni des atomes destructeurs
je n'ai plus peur du vide
je n'ai plus peur du néant
je n'ai plus peur maintenant
je me suis réveillé un matin de décembre, en cendre
et j'avais plus peur de rien
je me suis réveillé un matin d'hiver, raide comme le bec d'un gentil pivert
et j'avais plus peur de rien

# Posté le vendredi 18 septembre 2009 12:51

La vitesse de la lumière , ca ne m'interesse pas

La vitesse de la lumière , ca ne m'interesse pas
Je t'écris de la Terre, ou ca tournes pas mal, les studios sont pleins de mauvais acteurs de séries B, séries niaises.
Je t'écris de la Terre , ou ça balances pas mal, les scénaristes se mordent les couilles, les scripts sont mauvais, apparemment je pense connaitre le dénouement, mort de l'humanité causé par une grippe.
Je suis agrippé à ma plume, pour te narrer ces faits, ici bas, c'est la vitesse de la lumière, ca ne m'intéresse pas.
Je t'envoie cette carte phoétale,je ne suis pas un adulte, juste un enfant d'un certain âge.
Je t'envoie ce cliché de la mer, agitée et torturée, crachant des marins d'eau douce, je t'envoie ce cliché de ta mère, la nature qui se consume parce qu'on consomme.
Je rature depuis ma forteresse de solitude des mots qui n'ont pas d'âme, je n'ai plus d'armes, juste un peu d'amertume.
Je sature depuis ma forteresse de solitude et je panse mes blessures,soit en sure.
Je t'écris de la Terre, ou on compile les dégâts, je vois tout ça un peu flou, et je respire et me sens bien.
Je t'écris de la Terre, ou on empile les visages pales, je ne vois plus rien de jolie sans toi.
Et même les jonquilles, et même les roses de ton jardin, et même le juste prix.
Je meurs ici sur Terre au nom de tout les miens, il n'y a plus rien.

# Posté le mardi 08 septembre 2009 15:54

Viens me retrouver.

Viens me retrouver.
Je connaissais les fleurs du mal, je connaissais les roseraies, je connaissais les pissenlits mais je ne connaissais pas les pûtes
des droles de plantes, des mauvaises herbes, qu'on ne fument pas, elles coutent trop cher pour ça
mais je ne connaissais pas les putes
ces amputés du c½ur, accro aux culs, le mien et surtout le tien
Je connaissais le poil incarné, je connaissais la barbe de deux jours et la foret amazonienne mais je connaissais pas les putes
des genre de furoncles, et je suis imberbe, pas de barbe, ce n'est donc pas un hasard si je ne suis pas rasé, de près comme ces putes
Je connaissais les poissons rouges, les petits pois sont rouges, je connaissais les écureuils canadiens, mais je ne connaissais pas les putes
des putois des relations, le cimetière des sentiments,mais je connaissais pas les putes...
mais une nuit d'été je suis tombé sur une pute, sans frange et sans culotte, je lui est tout volé, c'est à dire peu de chose, si ce n'est le peu de dignité qu'il lui restait.
je suis une pute à présent, c'est un don dans ce monde de catin, le gratin du gratin, je suis une pute et je vidange chaque nuit dans les hanches de ces autres putes, à la hache, elles taillent, et les allez et les venus.
mais je ne connais pas les putes
mais une nuit d'octobre j'ai perdu, la raison,
et puis ma maison, et puis j'ai perdu mes disques
et puis j'ai perdu la ferveur, et j'ai perdu les saveurs
j'ai perdu ma langue, je ne pouvait plus les lécher
j'ai perdu mon chemin, j'ai perdu le sens
de l'humour , des affaires
quand je t'ai perdu, je t'ai perdu, la seule qui n'était pas pute, la seule qui n'était pas pute.

# Posté le mardi 08 septembre 2009 15:27

7

7
quatre automnes plus tard et six étés.


Souviens toi de mon sourire, il ne sera plus jamais le même, ta langue à ravagé mon esprit, sept fois dans ma bouche.
La première fois, sept heure du mat', petite aiguille, l'insouciance, j'ai dormi sur une aureille, histoire de. Trois canards à quatre pattes se donne du pain et pleure le canari, qui est mort de cendre. Je n'ai pas droit à l'erreur, c'est un texte d'amour, mais quand ta bouche me touche là, je perds le sol. Gratte-moi le dos.
La deuxième fois, midi, sous le soleil exactement, ton amour au zénith, je sais que tes mots aiment, la rousse un peu bohème, et ce pauvre poème et c'est vrai que ma peau aime. Je n'ai pas le droit à l'erreur, c'est un texte d'humour, mais quand ta lèvre m'agrippe A. Vers le soleil exactement, fais-moi cygne si tu croises un petit canard.
La troisième fois, un autre rencard, le ciel tout blanc, avec des bruits de tempête, tu t'empeste et enfile la jacket pour pas trop t'envoler dans un ciel glacé, du tonnerre en colère et de l'éclair en chocolat. Je n'ai pas le droit à l'erreur, c'est le moment m, celui que tu aimes, quand la pluie des films d'hollywood te noient, entre deux gorgés de brune. Mais quand tes dents mordillent les brindilles de joie, on oublie les divisions et les autres cordes.
La quatrième fois, sur les toits du monde, les hauteurs, nan n'ai pas peur, de sauter dans le vide. Le néant, je suis l'être. A mater les étoiles filantes, c'est toi qui manipule l'univers, tu m'as mis des papillons dans le gulliver, et mon cocon. A mater les lunes et les soleils, les quartiers et ses rayons. T'en connais pas mal, même si je suis l'incollable. Tu fais le mur, et je te rattrape, et si je tombe et bien tu m'attaques. Mais quand nos bleus se ressemblent et s'entrechoquent, quand tu deviens cannibale.

Je passe la cinquième, on ne compte plus les kilomètres heures, et ca tourne, et je commence à sentir la pression ravagé, tu te gare et le péage ne coute rien.
Six, coup de minuit, la nuit, perpétuelle mystère, coté obscur de la Terre. On se couche pas tôt, toi la junkie que je ne voyais que la nuit. La nuit, on met le stand by nos cerveaux, c'est le warning dans le thorax un peu à gauche. La nuit on croise les fous, nos semblables, ils marchent sans but, on bute sur les marches, on trace dans ta ville, que jconnais comme ma poche, et puis la nuit ton chat est gris.

A sept, comme le nombre de vies qu'aura ta bouche, à cette bouche qui est tienne. Il est déjà tard, mes lèvres gercées, tes mains ridées, le vent à tourné, les camions bourrés de matos, et les gens vont se lever, prendre le petit déjeuner ,la biscotte beurrée , le café , la douche, frotti frotta, le rasage, le repoudrage , et les gens vont continuer, les allers en trains, rer , les pressions dans l'air, les métros et ses bouches, les escalators, le vertige de ne plus pouvoir aller assez haut, les sacoches en cuir et les cravates, la corde au cou, à tout les coups , je t'embrasse, tu me hais, tu m'embrasse je me tais, mais les gens sont des fourmis, et toi ma cigale estivale, que je bois, que j'avale, tu es ma muse si je ne m'abuse. Mais les gens sont des vautours, juste parce que ca vaut le détour, et les retours en trains, rer, la transpiration du derrière, la tête dans les journaux, la femme aux fourneaux, les gosses qui braillent, et pendant se temps la Terre tourne sur elle-même, et sept fois dans ma bouche.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 15:08

Modifié le lundi 07 septembre 2009 08:05