quatre automnes plus tard et six étés.
Souviens toi de mon sourire, il ne sera plus jamais le même, ta langue à ravagé mon esprit, sept fois dans ma bouche.
La première fois, sept heure du mat', petite aiguille, l'insouciance, j'ai dormi sur une aureille, histoire de. Trois canards à quatre pattes se donne du pain et pleure le canari, qui est mort de cendre. Je n'ai pas droit à l'erreur, c'est un texte d'amour, mais quand ta bouche me touche là, je perds le sol. Gratte-moi le dos.
La deuxième fois, midi, sous le soleil exactement, ton amour au zénith, je sais que tes mots aiment, la rousse un peu bohème, et ce pauvre poème et c'est vrai que ma peau aime. Je n'ai pas le droit à l'erreur, c'est un texte d'humour, mais quand ta lèvre m'agrippe A. Vers le soleil exactement, fais-moi cygne si tu croises un petit canard.
La troisième fois, un autre rencard, le ciel tout blanc, avec des bruits de tempête, tu t'empeste et enfile la jacket pour pas trop t'envoler dans un ciel glacé, du tonnerre en colère et de l'éclair en chocolat. Je n'ai pas le droit à l'erreur, c'est le moment m, celui que tu aimes, quand la pluie des films d'hollywood te noient, entre deux gorgés de brune. Mais quand tes dents mordillent les brindilles de joie, on oublie les divisions et les autres cordes.
La quatrième fois, sur les toits du monde, les hauteurs, nan n'ai pas peur, de sauter dans le vide. Le néant, je suis l'être. A mater les étoiles filantes, c'est toi qui manipule l'univers, tu m'as mis des papillons dans le gulliver, et mon cocon. A mater les lunes et les soleils, les quartiers et ses rayons. T'en connais pas mal, même si je suis l'incollable. Tu fais le mur, et je te rattrape, et si je tombe et bien tu m'attaques. Mais quand nos bleus se ressemblent et s'entrechoquent, quand tu deviens cannibale.
Je passe la cinquième, on ne compte plus les kilomètres heures, et ca tourne, et je commence à sentir la pression ravagé, tu te gare et le péage ne coute rien.
Six, coup de minuit, la nuit, perpétuelle mystère, coté obscur de la Terre. On se couche pas tôt, toi la junkie que je ne voyais que la nuit. La nuit, on met le stand by nos cerveaux, c'est le warning dans le thorax un peu à gauche. La nuit on croise les fous, nos semblables, ils marchent sans but, on bute sur les marches, on trace dans ta ville, que jconnais comme ma poche, et puis la nuit ton chat est gris.
A sept, comme le nombre de vies qu'aura ta bouche, à cette bouche qui est tienne. Il est déjà tard, mes lèvres gercées, tes mains ridées, le vent à tourné, les camions bourrés de matos, et les gens vont se lever, prendre le petit déjeuner ,la biscotte beurrée , le café , la douche, frotti frotta, le rasage, le repoudrage , et les gens vont continuer, les allers en trains, rer , les pressions dans l'air, les métros et ses bouches, les escalators, le vertige de ne plus pouvoir aller assez haut, les sacoches en cuir et les cravates, la corde au cou, à tout les coups , je t'embrasse, tu me hais, tu m'embrasse je me tais, mais les gens sont des fourmis, et toi ma cigale estivale, que je bois, que j'avale, tu es ma muse si je ne m'abuse. Mais les gens sont des vautours, juste parce que ca vaut le détour, et les retours en trains, rer, la transpiration du derrière, la tête dans les journaux, la femme aux fourneaux, les gosses qui braillent, et pendant se temps la Terre tourne sur elle-même, et sept fois dans ma bouche.